Les résultats de l’inventaire forestier 2025
L’Institut géographique national (IGN) vient de publier l’inventaire forestier national 2025 : surfaces forestières, ressource en bois, écosystèmes du territoire métropolitain (hors outremer) y sont détaillés.
Les nouveaux résultats de celui-ci offrent une vision précise de l’évolution des forêts françaises qui restent un atout pour la capture du CO2 atmosphérique mais sont de plus en plus affectées par les crises et les effets du changement climatiques.
Vous souhaitez en savoir plus, parcourir cette nouvelle publication, c’est juste ici
Les données forêt 2024
Chaque année, FIBOIS Pays de la Loire compile les données de l’IGN et du ministère de l’agriculture pour suivre les évolutions de la ressource forestière et de son utilisation.
Ces données brutes nécessitent parfois des précisions pour les remettre en contexte et mieux comprendre les évolutions de la filière régionale. Ce travail est réalisé en commission approvisionnement. On vous propose dans cet article de refaire le point sur les dernières données qui nous informent.
Les données de l’IGN : la ressource en bois en 2024
Quelques infos sur les données nationales
Cette année, l’IGN zoome sur le thème des forêts plantées. Les chiffres mis en avant montrent que la réalité des plantations est très différente de la vision que peut en avoir le grand public :
- Seulement 14 % des surfaces forestières sont issues de plantation ou de semis. Cette proportion est stable depuis 2012
- Elles sont situées essentiellement dans le Massif Central et en Nouvelle Aquitaine
- Bien qu’elles soient multifonctionnelles (carbone, biodiversité, protection des sols, accueil du public), elles jouent un rôle majeur dans la production de bois en contribuant à 27 % du volume d’accroissement annuel et à 37 % des volumes récoltés chaque année.
La forêt française continue de progresser en surface (environ + 90 000 ha / an) et en volume sur pied (surtout en essences feuillues).
La mortalité des arbres continue d’augmenter depuis plusieurs années mais de manière assez contrastée. En effet, cette hausse est essentiellement due aux effets du changement climatique et aux multiples crises sanitaires et n’impacte pas toutes les essences et tous les milieux de la même manière.
L’essence la plus touchée est l’épicéa, l’augmentation du dépérissement est surtout significative dans les régions ou il est implanté (Grand Est par exemple).
Cette hausse de la mortalité impacte en partie les flux de carbone forestier. Si la forêt française continue de séquestrer du carbone, l’IGN note un « ralentissement notable de cette dynamique ». On constate un fort déstockage de carbone dans les régions touchées par des crises sanitaires.


les données des pays de la loire
La forêt ligérienne continue de progresser en surface et en volume. Cette évolution positive constante n’est pas significative d’une année sur l’autre. Cependant cette tendance se confirme malgré tout avec le bilan des flux de bois.
Malgré un intervalle de confiance important, il est certain que les forêts ligériennes continuent d’augmenter leur stock de bois (et de stocker du carbone). La mortalité des arbres est stable (contrairement à d’autres régions).
Si on s’intéresse au détail des essences on constate que les résineux sont déjà très exploités. Le bilan positif est surtout porté par les essences feuillues qui continuent à capitaliser. La question de la valorisation des peuplements feuillus et surtout des feuillus secondaires reste encore et toujours d’actualité.

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